Brèves

Deux ittrois au Burkina

Début de l’année 2017, pendant quelques semaines, 2 ittrois ont fait le déplacement au Burkina Faso pour un voyage humanitaire.  Le but du voyage : voir les projets soutenus par le Conseil Consultatif de la Solidarité Internationale (CCSI) d’Ittre.  Pierre De Coen (Président du Conseil consultatif) et Luc Gabrielli (Président de l’asbl Beoo-go) ont visité les 3 projets concernés : « Le but était de visiter les projets, pour contrôler et témoigner de ce qui se passe sur place. »
Depuis plusieurs années, le CCSI ittrois soutient des projets au Burkina.  Depuis deux ans, c’est même l’ensemble des moyens du conseil qui y sont consacrés, soit 3.300 EUR par an. « Pour être vraiment efficace, nous avons décidé de recentrer nos moyens sur un seul projet » explique Pierre De Coen.  A Ittre, c’est l’asbl Beoo-go, qui propose au conseil les projets à soutenir.  Localement, c’est l’ONG Burkina vert qui coordonne les projets en concentrant le travail de plusieurs ONG européennes.  Cette organisation, dirigée par « Doudou » Abdulaye Bagaya, initie, priorise et suit les programmes sur place.



Projet n°1 : le périmètre maraîcher de Titao Bounayri
Un périmètre maraicher est, comme on l’appellerait chez nous, un potager communautaire.  Celui de Titao Bounayri couvre aujourd’hui 1 hectare, et permet à 60 familles (de 10 à 20 personnes chacune) de subsister.  La parcelle est subdivisée en planches, qui est confiée à une famille.  Tout y est cultivé à la main.  Des aménagements ont permis de faire de ce coin de désert, un potager nourricier : puits, bacs de rétention d’eau, irrigation, motopompes, etc.  La culture permet aux familles de récolter des légumes et même de revendre le surplus pour assurer un revenu pendant la saison sèche.  « C’est une belle organisation.  Il y a même une cagnotte commune, où chacun verse des petites sommes et qui permet de parer aux éventualités » explique Luc Gabrielli.

Projet n° 2 : Le forage de Sittigo
A la différence d’un puit, un forage descend à 60 m pour capter l’eau de la nappe phréatique.  Celui de l’école de Sittigo était cassé depuis 12 ans et sert à présent à abreuver les 450 enfants de l’école et 2 hameaux voisins, soit près de 2.000 personnes.

Projet n° 3 : réhabilitation de terres dégradées
60 hectares de terres dégradées ne produisaient plus beaucoup de récoltes. Aujourd’hui, la mise ne place de diguettes et la plantation d’ail permettent de faire 3 fois plus de récoltes chaque année.  Les familles peuvent donc remplir leur grenier.

« Après la visite des 3 projets, nous pouvons certifier qu’ils sont bien menés » témoignent les 2 émissaires ittrois. L’école de Sissamba Mais le voyage au Burkina était également l’occasion d’envisager les futurs projets à soutenir.  L’école de Sissamba existe depuis 14 ans, avec 3 classes pour accueillir les élèves.  Les cours se donnent également dans des maisons en paille, mais qui se dégradent très vite.  Construire de nouvelles classes permettrait de scolariser davantage d’enfants.  Et cela a toute son importance, lorsque l’on connaît la situation des enfants de Sissamba.  A quelques kilomètres de l’école se trouve une mine d’or.  Les enfants qui ne suivent pas de cours travaillent donc dans la mine, au mépris de tous les dangers.  Pour supporter le travail, les enfants des mines sont également drogués, le regard vide.

28.000 EUR permettraient de construire des classes supplémentaires à Sissamba, et donc aussi sortir des enfants des mines d’or.  « Le CCSI ne peut, seul, rassembler une telle somme, mais nous allons trouver d’autres sources de financement : la Fondation Roi Baudouin, le Kiwanis, du sponsoring, l’organisation d’un repas burkinabé, vente de livres de photos… » explique Pierre De Coen.
Pour sensibiliser nos enfants, des contacts ont aussi été liés entre l’école de Sissamba et les écoles d’Ittre : « Nous voulions favoriser un échange de lettres, pour créer un contact direct entre les enfants d’ici et de  là-bas.  Nous avons donc donné personnellement les lettres des ittrois aux enfants de Sissamba, qui y ont répondu… » explique Luc Gabrielli.

Un voyage à trois
Pour Luc Gabrielli, le voyage au Burkina n’était pas une première.  Pour Pierre De Coen, par contre, c’était le premier voyage humanitaire en Afrique : « Je suis né au Congo belge et j’ai déjà voyagé en Afrique du Nord pour le tourisme ou les affaires, mais c’était ma première mission humanitaire. »  Mais le voyage de Pierre représentait aussi un défi personnel, puisqu’il est atteint par la maladie de Parkinson : « On avait l’habitude de dire qu’on voyageait à 3 : Luc, Pierre et Parkinson. Cette maladie est très rare en Afrique, car le traitement est très cher.  Les crises peuvent être impressionantes.  Le regard des gens  était alors mêlé de peur, de compassion, de tristesse, mais je suis content de l’expérience, et je veux faire passer le message que n’importe qui peut faire un tel voyage, même malade… »

Ludovic Devriendt

Un livre de photos pour soutenir l’action au Burkina Faso
De son voyage, Pierre De Coen a tiré de nombreuses photos, principalement des regards : du regard vide des enfants des mines au regard sourient et plein d’espoir des enfants de l’école de Sissamba.  Il en a tiré un ouvrage de 26 pages intitulé ‘Regards’.  Pour chaque livre vendu, la totalité des bénéfices est reversée à Beoo-go pour ses projets au Burkina.  Le livre est disponible au Centre culturel, au Syndicat d’initiative, chez Luc Gabrielli (Beoo Go – 0476/733.248)  et Pierre De Coen (0496/599.333) au prix de 35 EUR (50 EUR pour l’édition de luxe, uniquement sur commande).  Vous pouvez également soutenir Beeo Go en versant un don sur le compte BE47651155023180.


Un soudeur burkinabé en formation à Ittre

M. Abdoulaye est professeur dans une des seules écoles de sourds du Burkina Faso.  Il y enseigne la soudure et est venu faire un stage dans les entreprises Gascard, à Virginal.  Il est hébergé dans les familles ittroises qui l’accueillent pendant 2 mois.  Le Petit Tram reviendra sur cette démarche originale dans les prochains numéros.

Date de dernière mise à jour : 08/10/2015
Food Coop
New-York, 1973, quelques utopistes décident de créer un supermarché coopératif en plein cœur de Brooklyn : la Park Slope Food Coop voit le jour !

40 ans plus tard, la coopérative rassemble environ 16.000 membres, occupe une surface de plusieurs centaines de m2 et réalise chaque année un chiffre d’affaire de plusieurs millions de $.

L'Equipe du Centre Culturel d'Ittre
DOMINIQUE OST

Est secrétaire. Elle s’occupe de l’accueil, du courrier, de la gestion administrative et de la comptabilité. Elle a rejoint l’équipe du centre-culturel en 1984. Elle habite à Tubize.
1.    Si tu étais un animal, tu serais … Un chat.
2.    Si tu étais une ville/un village, tu serais… Merlimont.
3.    Si tu étais un vêtement, tu serais… Un  foulard.
4.    Si tu étais un style de musique, tu serais… Le rock progressif.
5.    Si tu étais une boisson, tu serais… Le chocolat chaud.
6.    Si tu étais un loisir créatif, tu serais… Le bricolage.
7.    Si tu étais un bruit, tu serais… Le bruit des vagues


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