Brèves

Un soudeur burkinabé en stage chez Gascard

Abdoulaye Belem est soudeur dans le nord du Burkina Faso, à Ouahigouya.  Il était formateur en construction métallique dans un centre de formation qui appartenait à la Mairie et qui était financé par une ONG française.  Mais en 2006, le coordinateur français de l’ONG est parti et aucune relève ne s’est présentée.

Abdoulaye a donc monté son propre atelier et est devenu indépendant, spécialiste de la soudure.   
Il continue néanmoins à s’impliquer dans la formation des jeunes de 16 ans qu’il engage en tant qu’apprenti dans son atelier.  Son commerce lui permet de vivre au quotidien.  Parallèlement cela, il a des contacts avec l’ONG Burkina Vert, une ONG financée pour certains projets par le Conseil Consultatif de la Solidarité Internationale d’Ittre (voirs l’article dans le Petit Tram du mois d’avril 2017).  Mais le projet qui amène Abdoulaye en Belgique concerne la mise en place de cours de soudure au sein d’une ecole de sourds-muets, avec Burkina Vert : « L’école des sourds et muets leur permet d’apprendre le langage des signes, à lire et à écrire, mais ce n’est pas suffisant pour vivre au Burkina.  Ils doivent aussi apprendre un métier.  Je veux donc monter un atelier de soudure  au sein de l’école.  Je suis donc à la recherche de vieux postes à souder, de matériel de soudure, de matières premières… »

Mais ce qui amène Abdoulaye en Belgique, et à Ittre en particulier, c’est une rencontre lors du voyage de Luc Gabrielli (BeeO Go, une asbl ittroise qui soutient des projets au Burkina).  Avec Burkina vert, ils décident d’inviter Abdoulaye à Ittre pour compléter sa formation de soudeur au sein des entreprises Gascard, spécialisées dans la construction métallique et situées dans le zoning de Virginal, à quelques mètres de l’incinérateur : « Notre but était d’aider Beeo go, mais nous avons été séduit par le profil d’Abdoulaye : il avait son propre atelier et nous sentions que nous pouvions lui apporter de nouvelles compétences » explique Antoine Gascard.  « Dès qu’il est arrivé, il a pu s’exercer et réussir sa pièce d’épreuve.  Il a les compétences de soudeurs, mais nos techniques sont différentes de ce qui se fait là-bas ».  Abdoulaye Belem complète l’intervention d’Antoine : « Au Burkina, nous soudons à l’arc, mais ici c’est de la soudure semi-automatique, une technologie que nous n’avons pas chez nous. »

Mais au-delà de son stage professionnel, Abdoulaye nous livre également ses impressions concernant la Belgique, qu’il visite pour la première fois : « Ma première impression, en sortant de l’avion à l’aéroport, c’était le froid.  Je ne m’attendais pas une telle sensation.  Mais au-delà de cela, j’ai aussi été surpris par l’accueil qui m’était réservé.  Je pensais que la couleur de ma peau allait être un obstacle, mais ce ne fut pas du tout le cas.  Au sein de l’atelier, tous mes collègues sont les premiers à m’aider, à m’expliquer l’une ou l’autre technique. » 

Confronté à des problèmes d’assurance, Abdoulaye n’a pu commencer son stage à son arrivée en Belgique, en mars dernier, ce qui lui a laissé l’occasion de visiter la Belgique, en compagnie de familles ittroises : les écluses d’Ittre, la Gare des Guillemins (Liège), la Grand-Place et le centre de Bruxelles, Coxyde, la Mer du Nord, des vestiges romains et de la 2ème Guerre Mondiale,  Furnes, l’Atomium (un régal pour un soudeur !), etc. 

Pendant son séjour à Ittre (qui prendra fin le 10 mai prochain), le soudeur est hébergé chez le Bourgmestre, Ferdinand Jolly.  Une expérience qui lui permet de côtoyer au quotidien une famille ittroise et lui permet de participer à la vie du village : un concert à l’Heptone, la chasse aux œufs de Haut-Ittre, la montées de véhicules historiques à Virginal, le ciné soupe du centre culturel…  Mais au-delà des visites touristiques et des manifestations villageoises, c’est aussi le monde agricole ittrois qui a fasciné Abdoulaye : « Avec Ferdinand, j’ai pu assister à la plantation des betteraves.  J’ai admiré le travail des champs, entièrement automatisé, alors que chez nous, tout se travaille à la main.  J’ai aussi apprécié la mise en place des serres pour la culture des fraises.  Je n’en avais jamais vu auparavant ! ».

Ludovic Devriendt

Encadré
Abdoulaye cherche outillage de soudure, de menuiserie (bois), de jardinage…  à destination de l’école de sourds muets de Ouahigouya.  Si vous pouvez l’aider, prenez contact avec Luc Gabrielli
(Bee O Go asbl - 0476/733.248)




Date de dernière mise à jour : 08/10/2015
Zik - Zak : Un an de musique "live" à Virginal
 Zik Zak c’est quoi?

A la base, c’est la réunion de quelques passionnés et d’une école de musique à Genappe qui se sont mis en tête l’idée de créer une salle de concert dans le Brabant wallon. En 2016, la salle ouvre ses portes à Virginal. Depuis septembre 2017, l’équipe a connu quelques changements et l’école de musique s’est retirée du projet... Mais la passion, elle, est toujours là! La salle, qui bénéficie d’une infrastructure de qualité professionnelle, est avant tout associée à la musique Pop/Rock. Mais cela pourrait, peut-être, évoluer dans le temps.


Concert de gala de la Royale Harmonie Communale de Virgial
Groove and Swing à la salle polyvalente de Virginal lors du traditionnel concert de gala de la RHCV : du Jazz, de la Soul Music, du Gospel et plus encore…  La première partie nous a fait découvrir la "Royale Fanfare Saint Albert" de Lombise (Soignies) dirigée par Jean-Claude Broes, qui a commencé par "Just a closer walk with thee" (arr. Don Gillis) et terminé par "My Way » en passant par Pavane in blue (Ted Huggens).  Le public est donc chaud lorsqu'en deuxième partie la RHCV lance la Brabançonne  suivie de la "Relève de la garde " (JP.Haeck). Le ton monte avec la musique de James Bond "Live and Let Die" de Paul et Linda Mac Cartney.  L'excellent chef d'orchestre, Philippe Lambert, met aussi à l'honneur ses saxophonistes avec "Saxophone Jubille" de Harm Evers. Le gala se termine par la RHCV Marche de Mr Marcel Tordeurs.
login Design by ArtWhere - Powered by Neo-CMS